Il existe actuellement deux versions de cette oeuvre contemporaine.
Les premières séries en bronze et argent, de presque un mètre de
haut (650x 840), numérotées de 1 à 10, sont destinées aux églises,
monastères ou autorités religieuses ou aux grands collectionneurs.
Des tirages en résine patinée vieil argent, ou zamac, seront déclinés
en deux tailles :
- A la taille des originaux, pour les collectivités et les particuliers
- En 30 cm de haut, pour les pèlerins en souvenir de leur pèlerinage
et pour tous ceux qui portent une dévotion à saint Jacques ou dont
il est le patron.
La première exposition de cette pièce était à Mantes-la-Jolie,
à la chapelle Saint-Jacques, où des pèlerins ont pu apprécier
l'original, beaucoup plus impressionnant en volume.
La nouvelle vision de saint Jacques
Cette sculpture présente un marcheur, dépouillé, au repos, les bras posés sur le bourdon qu'il porte sur la nuque, en travers sur ses épaules. La position fait immanquablement allusion au Christ sur la croix car à quelques mètres, on verra d’abord une crucifixion. Mais non, il s’agit bien là de saint Jacques, 1er apôtre martyr de la Chrétienté représenté en pèlerin. Fatigué de sa marche, il est en appui sur la jambe gauche, légèrement fléchie, et soulève la jambe droite dans la position de repos habituelle. Une discrète coquille couronne son bourdon. Mais, en dehors de cela, il ne porte aucun des attributs habituels du pèlerin. Cette sculpture offre ainsi une double lecture qui rend cette œuvre profonde et attachante et rappelle le martyre de l’apôtre.
Pleine de sens et d’originalité, elle crée la surprise. Mais il suffit de s’en approcher pour que l’émotion dégagée par l’oeuvre prenne une nouvelle dimension. En effet, la matière qui la constitue est un amalgame de plus d'un demi-millier de croix de chapelets. Analogie qui exprime que, dans la souffrance du Christ, saint Jacques trouve la force, car il est solidement habité par la foi.
Un double symbolisme
Le symbolisme des innombrables crucifix renforce ici l’évocation de la croix du calvaire. Ils témoignent des souffrances portées par nombre de pèlerins sur leur chemin. Ces croix sont des croix de chapelet. Constituant une figure de saint Jacques, elles le relient au culte marial et rappellent les interventions de la Vierge dans sa prédication et le témoignage qu'il nous a laissé d'Elle dans son Protévangile.
L’artiste a poussé le détail jusqu’à utiliser une croix, probablement la plus grande, pour couvrir le front et le nez afin d’évoquer le heaume que portaient les croisés. Cette figure combattante fait aussi penser au Matamore et à la croisade que fut la Reconquista.
Une interprétation originale et très spirituelle, qui a su respecter et aussi rappeler les vraies valeurs que représente le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle.
http://www.saint-jacques.info
http://www.saint-jacques-compostelle.info
SaintJacquesInfo et Carnet de recherches